L’anthropocène, par F. Osborn

Dans ce texte extrait de La planète au pillage (1948), le naturaliste américain Fairfield Osborn s’inquiète des conséquences de l’artificialisation du monde. L’humanité, devenue force géologique majeure, ne rencontre plus que ses propres oeuvres. Elle tend ainsi à perdre une capacité d’adaptation unique dans le règne animal – cette « généralité » qui faisait sa supériorité.
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Le monde d’hier

« Rien peut-être ne rend plus sensible le formidable recul qu’a subi le monde depuis la Pre­mière Guerre mondiale que les restrictions apportées à la liberté de mouvement des hommes et, de façon générale, à leurs droits. Avant 1914, la terre avait appartenu à tous les hommes. Chacun allait où il voulait et y demeurait aussi longtemps qu’il lui plaisait. Il n’y avait point de permissions, point d’autori­sations, et je m’amuse toujours de l’étonnement des jeunes, quand je leur raconte qu’avant 1914 je voya­geais en Inde et en Amérique sans posséder de passe­port, sans même en avoir jamais vu un. Lire la suite

Niko Paech dans le texte

J’ai pse-libérer-du-superflu.jpgublié en ouvrant ce blog il y a trois ans un entretien de Niko Paech, figure charismatique du mouvement critique de la croissance en Allemagne. Depuis ce temps, l’idée folle a germé de traduire son manifeste de 2012, qui l’a fait connaître. Le projet a pu aboutir grâce à l’amical concours des Editions Rue de l’Echiquier. Se libérer du superflu. Vers une économie de Post-croissance (128 p., 13 euros, préface de Geneviève Azam, postface de Bruno Lhoste) vient donc de paraître, vous pouvez dès maintenant le réclamer à votre libraire ou encore le commander en ligne sur le site de l’éditeur. Les Parisiens, allez visiter sa librairie alternative à Couronnes. Lire la suite

John Ruskin ou la passion de la nature

« J’ai eu un plaisir — aussi jeune que je puisse me rappeler et qui a continué jusqu’à mes dix-huit ou vingt ans, — infiniment plus grand qu’aucun que j’ai pu trouver en quoi que ce soit, un plaisir comparable pour l’intensité seulement à la joie d’un amant qui se trouve auprès d’une noble et douce maîtresse, mais non plus explicable, ni plus définissable que le sentiment de l’amour lui-même… Je ne pensais jamais à la Nature comme à une œuvre de Dieu, mais comme à un fait séparé de son existence séparée… Lire la suite